Les produits PHEM


Le matériel biologique contenu dans nos produits est constitué soit par des bactéries, soit par des enzymes, parfois par un mélange des deux.

- Pour les applications de nettoyage où il y a très peu de matières à dégrader, les formulations sont à base d'enzymes, ce qui permet de travailler très rapidement, les enzymes réagissant instantanément. (Il n'y a pas de phase d'attente contrairement à l'emploi de bactéries où il faut un temps d'adaptation nécessaire avant leur multiplication).

- Pour les applications de dépollution, la quantité de matières à dégrader est très importante et de composition chimique extrêmement variable, il est alors nécessaire d'utiliser des bactéries. Elles auront l'avantage d'une part de produire exactement les enzymes correspondant aux substrats à dégrader, et d'autre part d'être à un coût beaucoup plus avantageux que celui des enzymes pures.

Les micro-organismes utilisés
Leurs origines
Les quantités
Aspect des produits
Les traitements
Traitement de choc
Traitement d'entretien
Traitement permanent (expérimentation)


Les micro-organismes utilisés

Comme nous l'avons écrit précédemment sur les milliers d'espèces de micro-organismes qui existent, seulement un petit nombre d'entre elles est dangereux pour l'homme et son environnement.

Les micro-organismes lorsqu'ils sont identifiés, sont répertoriés et classés suivant leur risque de provoquer une maladie chez l'homme (norme AFNOR NF X 42-040).

Cette classification existe également au niveau international.

Tous les micro-organismes que nous utilisons sont certifiés appartenir à la classe 1.

Les entreprises qui utilisent des micro-organismes pour dégrader les pollutions et qui les rejettent par la suite dans la nature, ont une expérience d'une trentaine d'années pour affirmer qu'aucun effet néfaste sur l'environnement n'a pu être reconnu à la suite de ces rejets.

Leurs origines

Ils ont été isolés à partir de notre environnement (eau, sol, etc.) ou à partir des milieux à dépolluer.
Ce sont des micro-organismes banals, d'espèces très communes.

Ceux possédant des performances particulières pour dégrader les molécules complexes, sont sélectionnés puis surentraînés à dégrader ces molécules. Ils synthétiseront alors en grande quantité les enzymes nécessaires à cette dégradation. En effet, les bactéries possèdent plein de ressources enzymatiques mais elles ne peuvent pas produire toutes les enzymes à la fois.
L'entraînement consiste donc à faire produire au micro-organisme, les enzymes d'intérêt et en grande quantité de manière à réduire le temps de latence lorsqu'on ensemencera le milieu à dégrader. Possédant déjà sa batterie d'enzymes, il est prêt à attaquer la pollution.

On obtient un gain de temps et un gain d'efficacité.
C'est pour la même raison que dans certains produits, des enzymes sont rajoutées aux bactéries.

Les quantités

Afin de pouvoir attaquer différentes matières polluantes, nos produits sont toujours constitués par un mélange de plusieurs espèces bactériennes, comme par un mélange de plusieurs enzymes.

Nos produits contiennent environ 1.106 micro-organismes/gramme ou par millilitre de produits.
Les bactéries sont de deux types :
- aérobies
- aérobies - anaérobies facultatives.

Aspect des produits

Nos formulations se trouvent soit sous forme poudreuse, soit sous forme liquide.

1. Les poudres

Une fois que les bactéries ont été entraînées sur un milieu liquide, elles seront :
- soit lyophilisées,
- soit pulvérisées sur un support végétal (son), puis déshydratées,
- soit déshydratées et mélangées avec un support minéral (zéolithe).
On obtient alors des bactéries fixées.
Lorsque les bactéries sont fixées, elles sont davantage protégées des agressions extérieures : du courant d'eau, d'une variation de pH, etc.
Les nutriments apportant une source d'azote, de phosphore et d'oligo-éléments indispensables aux bactéries, sont soit formulés séparément, soit incorporés aux formulations contenant les bactéries.

N.B. : Les produits enzymatiques ne nécessitent pas de nutriments.

Ces produits sont à " réhydrater " avant l'emploi. On utilisera une eau tiède (30-35°C) et on laissera un temps de réactivation au moins égal à 20'.

2. Les liquides

Les produits liquides contenant des micro-organismes sont plus faciles d'utilisation et de mise en œuvre pour les dosages automatiques que les produits en poudre mais contiennent moins d'espèces bactériennes. Uniquement celles capables de sporuler. Ils auront un spectre d'activité moins large.


Les traitements

- Traitement des bacs à graisse shéma
- Traitement des canalisations horizontales shéma, verticales shéma
- Traitement des fosses septiques shéma
- Traitement toutes eaux.

Il s'agit de dégrader les matières organiques au fur et à mesure de leur arrivée et d'empêcher soit la formation d'une croûte dans les bacs à graisse, soit la formation d'un dépôt dans les canalisations.

On comprend donc aisément que les moyens biologiques sont essentiellement utilisés pour des traitements préventifs plutôt que pour des traitements curatifs.

Pourquoi un traitement de choc ?

Le traitement d'entretien est toujours précédé d'un traitement de choc (c'est-à-dire par l'ajout d'une dose importante de produits). En effet, les matières organiques contiennent déjà une population microbienne dégradant la matière à " son rythme ". Notre procédé consiste à apporter un grand nombre de micro-organismes " entraînés " pour qu'ils colonisent rapidement le milieu et remplacent la population autochtone.
Comme ils " travaillent " plus vite, les matières organiques seront dégradées beaucoup plus rapidement.

Traitement biologique d'un bac à graisse
(Restaurant)
resto_avant
avant traitement
resto_après
Après traitement
Tous les effluents allant vers l'égout sont Non-Polluant !


Pourquoi un traitement d'entretien ?

1 - Pour s'assurer d'avoir toujours notre population entraînée en nombre suffisant.
En effet, dès que plusieurs populations microbiennes coexistent, il se produit des phénomènes de compétition. Les organismes les plus résistants finissent par dominer. Nos bactéries entraînées sont souvent plus fragiles (du fait même de leur entraînement) que les bactéries indigènes.

2 - Pour s'assurer d'avoir toujours la bonne spécificité entre les bactéries et les matières à dégrader.
Comme nous l'avons vu précédemment les matières organiques ont une composition chimique complexe et variable. Lorsque l'on injecte notre mélange bactérien, toutes les espèces contenues dans ce mélange ne vont pas se développer, seules celles capables de dégrader la pollution présente vont se multiplier. Les autres ne vivront pas. Or, la pollution évolue (soit à cause d'un apport nouveau, soit du fait de sa transformation) il faut alors ajouter de nouveau du mélange bactérien, pour que cette fois-ci une autre espèce contenue dans ce mélange et spécifique de la nouvelle pollution se développe.

Le traitement régulier garantit qu'il y aura toujours un micro-organisme spécifique et entraîné pour dégrader la pollution.

Les doses et les fréquences de rajout ont été déterminées de manière empirique, en fonction de l'expérience sur le terrain.

N.B. : Traitement des canalisations.

Dans ce traitement, on utilise une des propriétés naturelles des bactéries qui est leur tendance à se fixer sur un support.

Le long des parois des canalisations, les matières organiques vont se déposer et former une pellicule sur laquelle les micro-organismes vont s'attacher. Cet attachement est fonction du flux du liquide, il sera d'autant plus important que l'écoulement sera moins turbulent. Puis, les micro-organismes vont se multiplier et digérer la matière organique passant à leur portée.



EXPERIMENTATION DE TRAITEMENT PERMANENT

(Car-Ferry " Le Normandie " : Batterie d'urinoirs)

Départ du traitement :
Mise en place d'un système de distribution de micro-organismes.
ferry_j0

La canalisation PVC d'arrivée des urines est énormément chargée en urate (tartre d'urine ayant la consistance du béton cellulaire).

Résultat à 14 jours :
ferry_j14

Les micro-organismes ont migré dans l'urate, l'ont ramolli, et des parties de tartre ont déjà été digérées sur place.



Résultat à 21 jours :
ferry_j21

Une grande partie de l'urate a été digérée par les micro-organismes.
La partie inférieure de la canalisation PVC a pratiquement retrouvé son diamètre d'origine.
L'essai continu à ce jour.



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